Chroniques quotidiennes La vie ordinaire Le printemps Lectures

Un matin, tôt.

Je me suis réveillée à 5h59.

Samedi matin fatigue, je n’avais pas mis le réveil, usée du rythme habituel, bien décidée au repos, au temps long, à l’oubli.

Il dormait à côté de moi, respiration profonde conforme à l’heure matinale. Eux aussi, mes enfants, silencieux, bienheureux sous leurs couettes chaudes. Coton doux d’un matin pas pressé. J’ai décidé de me lever.

Enfilé un pull chaud, des chaussettes, un pantalon doux pour traîner. Me suis faufilée lentement hors du lit, de la chambre et enfin du couloir.

Lentement, et le plus discrètement du monde, une fois la porte coulissante bloquée, j’ai ouvert tous les volets de bois et humé l’odeur fraîche du dehors. Il faisait beau, et ça sentait la légèreté. Un instant, j’ai fermé les yeux, en restant là.

Puis, j’ai fait bouillir l’eau. Ai versé les brins de thé Guimet à l’odeur de cerise, j’avais soif, je mangerais plus tard.

Dans le fauteuil, et dans la naissance du jour, j’ai lu, une heure et presque deux, dans le silence bleu de la maison, sous la lumière rose du dehors.

Et puis, elle est arrivée. Toute chaude de la nuit et de son lit, ma petite, mon enfant. Elle est restée longuement sans rien dire, dans le creux de mes bras et le tunnel de mes pensées. C’était un moment tellement fou que je voulais le raconter.

Vous pourriez également aimer...

2 commentaires

  1. Sandy a dit :

    La beauté du matin sur un jour tout neuf comme une page blanche offerte au champ des possibles… La douceur des gestes encore tout chauds de l’abandon de nuit… Matins, les plus belles heures du monde.

    1. Cenina a dit :

      Ouiii, et chaque jour, ça recommence. Merci 🖤

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *